vendredi 24 mai 2013

Escuche un tigre…et c’était un León



Une fois de plus nous avons décidé de tout oublier en la casa de León  Nous avons goûté à l’immense luxe d’avoir le Pacifique pour nous tout seuls (ou quasi) à Tres Puntas. Nous avons tout oublié et perfectionné notre art de ne rien faire en mangeant des langoustes et en sirotant des pisco sour ou sa variante intéressante (à laquelle nous avons converti Léon !), le chilcano. Chaque fois il est plus difficile de quitter ce paradis et ses anges, ce lieu résolument hors du temps où tout n’est que désordre et beauté…

Un petit résumé en images avec pour vous chers amis, du ciel bien bleu (mais si, souvenez-vous!) et une mer bien chaude (non, ça vous connaissez pas !). Sachez que nous assumons complètement le côté « Mais qui sont ces garçons tout bronzés » (inoubliable chanson interprétée avec ferveur par Line Renaud) et cette outrancière opération de com’ de la famille Bonnet…
  




Cette fois, nous avons réussi à nous « animer », poussés par León, pour un petit tour du côté de la forêt intérieure, selva tropicale proche de Tumbès et à nous décoller de la plage où on est pourtant si bien ! Léon nous annonce un petit tour, vu que avec « les enanos, ça va être compliqué… » (ndlr : genre… et le Waina Picchu, ils l’ont pas grimpé à cloche-pied les mains dans le dos peut-être !!), « j’ai pris le petit parcours d’une demi-heure mais ça va être sympa, au bout, il y a une cascade ». Bon, une cascade, ça vaut bien un départ à 6h du mat’, deux heures de camion tape-c… et un petit crochet pour aller chercher nos deux guides qui à eux deux cumulent quand même pas loin de 160 printemps (et hivers). On rajoute une bonne heure de piste en pleine forêt et hop nous voilà à bon port, frais comme des gardons et sur-équipés (Louis avait un bandana rouge), prêts à ne faire qu’une bouchée de cette selva miniature ! Virgile, notre auguste guide prend les devants et nous raconte les arbres, les oiseaux, les animaux que l’on peut rencontrer (on ne va en voir aucun !) et nos deux schtroumfs suivent la cadence, Louis posant au guide environ une question toute les minutes… Une demi-heure passe, une heure, une heure et demi (tiens, c’est une grosse demi-heure…), tout cela au milieu de la forêt qui ressemble quand même pas mal à la jungle avec ses lianes, ses plantes qui piquent et te rebondissent dans l’œil… (notre guide n’est pas un fou de la machette !!). Bref, voilà deux heures que l’on marche d’un bon pas et nous voilà arrivés à un bras de rivière plus ou moins à sec. L’endroit est désert à part quelques vaches faméliques et de splendides papillons oranges, bleus (ces beaux morphos habituellement encadrés volaient ici par dizaine en liberté), de minuscules grenouilles et bien sûr quelques beaux spécimens d’araignées, mygales et autres réjouissances de la même taille. Passé ce petit bras asséché, nous remontons dans la forêt pour une bonne demi-heure (en montée cette fois) et nous arrivons à un autre bras de rivière un peu moins à sec où nous trempons nos chaussures en moins de deux ! Nous marchons une autre « demi-heure » (c’est le thème de la journée en même temps) et là notre guide se met en maillot de bain, nous expliquant qu’il reste « cinq minutes » de marches avec des passages dans l’eau puis la cascade. Une demi-heure après, nous continuons sur la rivière asséchée jusqu’à un défilé rocheux où là pour de vrai, il faut nager ! Cette fois nous laissons une partie de nos affaires pour continuer en maillot de bain l’aventure. León sort sa corde, les garçons enlèvent leur chaussures, (grave erreur, le guide a  dit « encore cinq minutes et on y est») et on escalade, rampe, grimpe, se hisse et progresse péniblement, sac sur la tête, Julien sur le dos jusqu’à ce qu’une demi-heure plus tard nous arrivions enfin à une belle cascade et sa chouette piscine ! Le temps d’un (ou deux, ou cinquante pour Louis) plongeon et de quelques méditations sur le temps qui ne suspend pas son vol et nous devons prendre le chemin du retour si nous voulons arriver avant la nuit… On retrouve, les rochers, les araignées, la corde… Louis et Julien semblent inoxydables et rebondissent allègrement sur les rochers. Claire gratifie son public de quelques chutes mémorables et très comiques ! Les parents commencent un peu à fatiguer, les pieds de Serge vont-ils un jour reprendre leur couleur naturelle… Le retour est plus silencieux et concentré, finalement Julien finit sur les épaules de son père, Louis en tête avec León, imite le bruit du coucou (ou autre bébête à plumes) de mieux en mieux et nous retrouvons le camion pour trois heures de manège. Il faut moins de 5 minutes à Julien pour s’endormir malgré les cahots, Louis tient à ce que l’on fasse une fogata (feu de camp) sur la plage en rentrant (gloups ! nous on est mort…). Heureusement toutes les bonnes journées aussi ont une fin et Louis aussi finit par s’endormir ! Arrivés à bon port vers 21 heures, une journée d’enfer !! Gracias León !
  


 

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