samedi 26 mai 2012

Tout sur nous... ou presque!!


Voilà que bientôt nous entamons notre neuvième mois au Pérou… on a beau se pincer très fort les uns les autres, on n’en revient pas… Après des débuts un peu difficiles, on n’en revient pas d’aimer à ce point Manchay et les Manchaynos, on n’en revient pas de tous ces cadeaux que nous fait la vie. Avons-nous changé ? A part quelques kilos en moins pour Serge, quelques cheveux blancs pour Claire, sept centimètres pour Julien, deux tailles de pied pour Louis… ben non pas trop, nous gardons nos vieux travers idiots, nos petites habitudes gentiment absurdes ! Les enfants sont toujours aussi inventifs en matière de « traviesuras », comme couper la couverture de papa et maman avec les ciseaux à ongles « ah y marchent bien les ciseaux quand même », ranger le chat dans le tiroir de la table de nuit « c’est mon jouet ! » ou encore casser une vitre des sœurs en jouant au javelot dans le patio…Tout est différent et tout est pareil… tout est pareil et tout est différent. Comme le dit Pascale, volontaire en Thaïlande (qui n’a rien à envier à son homonyme de Port-Royal), « ce n'est pas parce qu'on essaie de s'intégrer ailleurs, dans un lointain très différent, qu'on se "désintègre" ici... »…
Avant la séance photos, une petite interview up and down sur le Pérou :
Serge
Un souvenir : Noël avec nos sœurs du Perpétuel secours, nos sœurs de Fidesco de Huaycan, les chants, l’amitié / quand la canalisation des baños de l'entrée m'est restée dans la main et que des dizaines et dizaines de litres se sont déversés dans le salon sur fond de Claire qui râle.
Un plat : sandwich de chicharron de chancho, camote frit et oignons au citron vert (mega giant extra menu big mac local ndlr) et ceviche (on avait dit un truc mais bon…) / le chicharron de calamars de Puerto Pizarro « c’est moi ou on est encore sur le bateau ??? »
Un mot :ojala

Claire 
Un souvenir: Tout le quartier du Praderas derrière nous pour la video Fidesco et refaire le monde avec nos voisines pendant des heures en tricotant et les feux d’artifice de la nuit de la Saint Silvestre et… (bon ça va, on avait dit un !)/1iere panne de voiture avec notre Testa Rossa remorquée par un taxi à l’aide d’une simple corde avec Serge dans la voiture et nous dans le taxi tremblants à l’idée que la corde lache….
Un plat : ceviche/empanadas de Tres Marias (beurgh !)
Un mot : desierto/desierto

Louis 
Un souvenir : le zoo/l’enterrement du Papa de Felipe (tué devant toute sa famille par son oncle ivre pour S./ 2000 soit 600 euros)
Un mot : te amo/ mierda
Un plat : papas fritas/pescado

Julien 
Un souvenir : Noël (le père)/ c’est le Pérou qui m’aime pas euh non  c’est que j’aime pas  le Pérou (ben nous vl’a bien)
Un plat : pâtes (là ça tombe plutôt bien) avec du fromage et des feuilles (basilic)/ ça là (heureux caractère)… !
Un mot: "j'veux pas dire"

jeudi 24 mai 2012

El secreto de sus ojos


Allez on re-tente le coup et lo siento si vous l’avez déjà vu… ce qui ne serait pas très étonnant vu que ce film a reçu un oscar en 2009…
Excellent film argentin de Juan Jose Campanelle d’après le roman d’Eduardo Sacheri  La Pregunta de sus ojos. Un procureur, Benjamin Esposito (magnifiquement joué par Ricardo Darin) à la retraite décide de revenir sur une enquête vieille de 25 ans afin d’écrire un roman. De souvenir en souvenir, de rebondissement en rebondissement l’affaire refait surface et c’est finalement le romancier qui devient la propre matière de son livre… C’est troublant, émouvant, surprenant, intelligent et drôle, inclassable comme tout bon film… Pour les accrocs de Ricardo Darin et du cinéma argentin, nous vous recommandons l’excellent film de Fabian Bielinsky, Les neufs Reines, sorti en 2000.

vendredi 4 mai 2012

Marinera ou pas...

Rien à voir avec une certaine personne qui a fait près de 20% aux élections présidentielles, c’est le sang espagnol, africain et amérindien qui coulent dans les veines de la marinera…
A l’occasion d’un dimanche passé chez nos sœurs de Punto Corazon, nous avons découvert cette danse de la côte péruvienne fort loin des danses folkloriques que nous connaissions jusqu’ici. Résolument ensorcelante, délicatement sensuelle mais surtout passionnée, la marinera se danse à deux. Elle et lui nous dansent une histoire de « je t’aime moi non plus » où manifestement le mouchoir et le chapeau jouent un rôle capital… Malgré tous ses magnifiques effets de jupe (je veux la même), la jeune fille repousse le jeune homme qui tentent de séduire la belle par tous les moyens, essuyant refus après refus… Je vous rassure tout cela finit bien, le jeune réfléchit, la belle fléchit et tout se termine dans l’harmonie parfaite des corps et des cœurs… Ouf !
Devant la diversité des danses péruviennes, nous sommes encore une fois admiratifs, nous pauvres choses qui répondons à propos des danses folkloriques françaises « bah, euh la bourrée… ».

dimanche 29 avril 2012

La Comida


La question numéro un, toutes classes et catégories confondues d’un Péruvien est « Como te parece la comida ?». Les Péruviens sont extrêmement fiers de leur gastronomie et très honnêtement ce n’est pas galvaudé … S’il nous arrive d’être un peu caustique avec l’arroz con pollo, force est de reconnaître que la cuisine péruvienne est aussi diversifiée que savoureuse.

Nous nous régalons de ceviche, poissons divers et variés crus et coupés en petits morceaux marinés dans le citron vert avec un peu de rocotto, sorte de piment/poivron qui rend aveugle (nous ne connaissons à ce jour aucune polonaise qui en prenait au petit déjeuner, Yola, tu confirmes ???).
A Arequipa nous avons pu déguster un très bon pastel de papas (attention rien à voir avec mon Papá), gâteau de pomme de terre accompagné de rocotto (voir ceviche) relleno c’est-à-dire farci de viande et sauce tomate : excellent, prévoir quand même deux ou trois litres d’eau bien fraîche si vous souhaitez manger le piment… Serge est aussi fan de la variante plus commune : la papa rellena, pomme de terre réduite en purée puis farcie également de viande et sauce tomate, mais son plus grand délice : un CHICHARON de Chancho ( genre de travers de porc grillés) mangé à l’Agraria, l’université agraire de la Molina.
Chez nos sœurs de Punto Corazon, nous avons pu savourer une pachamanca, de la viande porc, de bœuf et de canard accompagnée de gros haricots HAbas, choclo (maïs blanc), camote (patate douce) tout cela emmailloté dans de grandes feuilles de bananier et cuit sous la terre recouverte de pierres chaudes. Ce même jour nous avions fait des provisions de picarones, petits beignets inondés de mélasse, muy rico… Chez ces mêmes sœurs nous avons pu goûter un grand classique de la cuisine péruvienne : la papa a la Huancaina, pomme de terre coupée en tranche et recouverte d’une sauce difficile à décrire ( aJi, poivron/piment un peu moins fort que le rocotto, fromage, herbes…). Le même jour nous avons découvert le aji de gallina, une sorte d’excellentissime poulet au curry et à l’aji accompagné de riz.
Avec nos sœurs nous avons découvert le Mangú, délicieuse purée de banane plantain accompagnée d’oignons marinés (ne pas se fier à son aspect verdâtre, c’est vraiment très bon), les chifles, chips de banane plantain, qui se marient très bien avec le pisco sour (ça faisait longtemps…), la CaNCHITA (le pop-corn tellement apprécié de Louis et Julien et qui accompagne magnifiquement tout type de dessin animé) salée, la Chicha morada, boisson sucrée et fruitée à base de maïs rouge et d’écorce d’ananas.
Pour les desserts nous avons les magnifiques tortas dont notamment la Torta de tres leches (lait en poudre, concentré et en brique, si, si, si c’est vrai), les glaces à la banane ou au lucuma (fruit à chair orange, nouveau goût pour nous, une saveur douceâtre un peu genre caramel anglais) de Serge (à tomber), les kilos de maracuyas  (fruits de la passion) qui tombent dans notre jardin, l’excellent yaourt de Guanabana, fruit vert à chair blanche, très bon mais dont la saveur encore une fois nouvelle pour nous est difficile à décrire… Au comedor, Louis se régale (…) de Mazamorra morada, arroz con leche et à la maison de jelly de toutes les couleurs (vive la vache folle) quand ce ne sont pas les marcianos de son papa à la fraise/banane, mangue ou encore aux fruits de la passion !!
En cas de petit creux salé nous avons la saucisse mayo sur un bâton, le PANCHO, que nos petits élèves affectionnent particulièrement à l’heure de la récrée ou encore un petit eMpanada de pollo (genre de chausson aux pommes sans pomme)… Pour les goûters sucrés, un chocman, genre de génoise enrobée de chocolat ou un petit sublime, mini-tablette de chocolat au lait agrémentée de mani (cacahuètes) s’impose. Pour peu que vous passiez par ici vers le mois d'octobre, vous suivrez la procession du Señor de Los Milagros en mangeant du bon Turrón de doña Pepa (rien avoir avec le turrón espagnol malheureusement)
Les Péruviens sont de grands consommateurs de gaseosas de toutes les couleurs ainsi que de jus de fruits sans fruits qui vous nettoient les dents à la première gorgée. Nous nous sommes cantonnés à l’Inca Kola, sorte de Mr Propre avec des bulles et à l’Esprite (sans sucre !). Nous avons mis également au point la limonada de la casa à base d’eau gazeuse, citrons verts et sucre qui est bien appréciable par 35°c, de même le Jugo de la casa avec les fruits que nous avons sous la main! Les herbes, épices et autres condiments sont également extrêmement variés, avec une nette préférence pour l'ail (voir la photo de la consommation annuelle d'ail de la Virgen del Rosario, special "bon anniversaire Papa")...
Difficile d’être exhaustif tant la cuisine péruvienne est riche en saveurs et tant les produits utilisés sont variés. On compte au Pérou plus de 2500 sortes de pomme de terre, 35 variétés de maïs... Nous sommes loin d'avoir fait le tour de la gastronomie péruvienne… Par exemple, nous n’avons pas encore mangé d’anticuchos de cœur de bœuf, ni de cuy (si, si ça se prononce comme ça aussi), un bon petit cochon d’Inde en parrillada (barbecue) à attraper par la petite patte… mais comme dit à juste titre notre chère Hermana Irma, devant nos réticences, « difficile de manger une chose tout en pensant à une autre… ».

jeudi 26 avril 2012

Uniformément beaux suite et fin (ojala)

 



Et ben voilà le petit uniforme de l'hiver qui tombe comme un couperet...
Verdad, ceux qui ont aimé le demi-jogging vont adorer le complet... Cambio de clima quand tu nous tiens...
Julien était tellement content de son nouvel uniforme qu'il l'a mis par-dessus l'autre pour un total look de classe...internationale!!


Touchés en plein coeur...

En ces temps de morosité climatiques et électorales, voici chers amis de quoi vous réconcilier avec le monde, que dis-je avec l'humanité... Pas de bons sentiments, pas de faux-semblants ou de fausse pudeur mais de la délicatesse, de l'intelligence et un humour décapant... pour décrire cette relation aide/aidé magnifiquement et légèrement jouée par Omar Sy (Driss) et François de Cluzet (Philippe). S'ils fonctionnent en tandem à aucun moment l'un ne devient dépendant de l'autre et c'est ensemble qu'ils se sauvent pourtant.
Si vous ne l'avez pas encore vu, précipitez-vous, 5% des bénéfices sont reversés à l'association Simon de Cyrène fondé par notre parrain de promotion Laurent de Chérisey afin de financer des maisons partagées par des adultes handicapés. A voir sur http://www.simondecyrene.org/

lundi 16 avril 2012

Lenôtre ou le nôtre?...

A Manchay, on se rend compte que la couleur verte nous manque rapidement, et ne parlons pas de l’odeur de l’herbe fraîchement coupée dans un petit matin frileux du mois de mai… 
Heureusement nous avons un jardin ! C’est notre premier jardin, c’est un petit jardin mais c’est un jardin ! Nos prédécesseurs y avaient déjà passé pas mal de temps et  nous avons décidé de nous y mettre également. Depuis que nous sommes arrivés, nous avons repris le système de récupérations des eaux de vaisselle afin d’arroser les plates-bandes. Force est de constater que nous faisons beaucoup la vaisselle… L’herbe s’est donc mise à pousser, pousser à tel point que d’ici Noël prochain, nous pensons lancer une souscription afin de financer l’achat d’une tondeuse à gazon… Les géraniums sont en fleurs, les deux ibiscus s’épanouissent, le laurier rose s’ouvre, les bougainvilliers fleurissent et les pieds de tomates croulent (voire s’écroulent un peu). La nature prenant le dessus sur la poussière (nous sommes collés à une montagne de terre), nous avons décidé de l’encourager! Après concertation avec nos chères voisines, nous avons décidé de créer un mur végétal constitué de plantes grasses (les mêmes plantes magiques que pour le piloto de Manchay verde, qui ont cette incroyable envie de vivre, elles poussent à même les cailloux !!) ainsi que, sur l’idée géniale d’Hermana Paulina, une treille au-dessus du talus afin de faire un rempart supplémentaire. Pour rendre la terre plus fertile, nous avons entrepris de réaliser notre compost derrière la maison qui aujourd’hui vient enrichir la terre de nos plates-bandes. Hermana Meri (notre nouvelle amie qui a remplacé à Manchay notre chère Irma) est, elle aussi pleine de bonnes idées avec des mains résolument vertes ! Nous avons peu à peu réorganisé, nettoyé, aéré les différents espaces de jardin, remonté les pieds de tomates et planté quelques nouvelles plantes comme la lavande, un jasmin et même un petit palmier. Un petit coin est réservé aux herbes comestibles plantées par les enfants, basilic, coriandre, menthe, thym. Nos sœurs ont également planté des arbres à papayes, manguier…  Grâce à notre nouveau système d’irrigation individuel par bouteille d’eau (simple et excellente idée soufflée par notre amie américaine), nos plantes ont largement prospéré malgré les morsures du soleil de février et mars. Quelques tuteurs, des galets de la plage et voici nos parterres transformées. Un tour en images et en musique de ce jardin… extraordinaire !

dimanche 8 avril 2012

Semana santa, santa semana...

Une semaine pas comme les autres, la semaine sainte...
Nous nous apprêtions à passer notre long week-end de Pâques à Manchay sans un enthousiasme débordant, craignant que notre ferveur se perde un peu dans le bruit et la fureur...  Une fois de plus nous avons été cueillis à la racine, accueillis par notre Eglise et enfin recueillis dans le mystère pascal!
Quelle semaine, mon Dieu!! Dense et riche, si riche en émotions, en événements, en surprises aussi.
Pour commencer mercredi soir, la messe suivie de la procession de l'école de Julien avec un petit Julien habillé en petit Nazaréen et un valeureux Serge qui porte le Christ qui porte sa croix (dur, dur lorsque l'on est plus grand que les autres), vient ensuite le jeudi saint et la commémoration du lavement des pieds. Grande émotion lorsque Serge est invité à rejoindre les apôtres dont le Padre Jose va laver puis embrasser les pieds, rien de tel qu'une petite procession en fanfare et suivie d'une adoration animée mais intense elle aussi pour se remettre de ces émotions!! Vendredi Saint, lecture de la Passion et Adoration de la Croix où des centaines de personnes vont défiler pour adorer pendant deux (grosses) heures qui malgré tout passent assez vite. Serge, toujours vaillant, participe à la procession avec nos hermanas. Samedi Saint, los varones de la famille partent au pied du Mirador pour réciter le rosaire et accompagner ainsi la Vierge dans sa douleur et sa solitude. Nos trois Hermanas et Claire font de même à l'ombre de l'asilo. Avec la grâce et la délicatesse qui les caractérisent, elles entonnent un "Je vous salue Marie" en français à vous transpercer l'âme... Quelle montée vers Pâques...
Enfin, dimanche arrive, dimanche matin, tôt le matin, il est 3h30, l'heure d'aller à la messe célèbrer Christ ressuscité ! Réunis sur la plaza des Armas, nous nous réveillons tous ensemble (des milliers de personnes) de cette courte nuit pour fêter cette ère nouvelle. La messe s'achève dans le petit matin par une procession et une envolée de feu d'artifices. Mais nous ne pouvons nous attarder plus, nous sommes attendus à Guayabo (20 minutes en testa rossa) chez nos Soeurs de Punto Corazon pour la messe de 10h et l'almuerzo. Bien sûr avant de repartir, un petit saut par notre jardin, le temps de s'apercevoir que les cloches ont chaussé leurs ailes de sept lieues pour semer ici et là de bons oeufs en chocolat et d'autres... un peu étranges, très verts et très rouges (plein de savoureux E123, E331, E102... et de bon cartilage de boeuf, que rico!! Ne pas manquer le prochain post sur la gastronomie péruvienne!!!). A 10h nous sommes à l'église de Picapiedra pour suivre une messe, beaucoup plus simple mais toute aussi recueillie et joyeuse, animée par les voix cristallines des sœurs de Point Coeur. Enfin nous nous retrouvons dans leur havre de paix et de verdure pour partager un déjeuner succulent avec nos trois huaycanaises préférées venues passer la Semaine Sainte à Guayabo le temps d'une retraite. PS: pour les oeufs de Shrek c'est ici http://ohhappyday.com/

jeudi 5 avril 2012

La Formacion


Voilà quelque chose de typiquement sud-américain qui se fait dans les collèges, le lundi matin un gros quart d’heure avant le début des cours : la Formación.
Tous les élèves petits et grands sont réunis par classes et se rangent en colonne au son d’un « distancia » retentissant. La formation se fait sur un fond musical assez monothématique entre marche militaire et hymne national avec des accents de Marseillaise, des intonations de l'Internationale. Selon les écoles, c’est la fanfare ou un ampli aux bons vieux haut-parleurs qui crachotent, qui rythme les temps forts à savoir les prières, la montée du drapeau, l’hymne national chanté par les élèves et les professeurs la main sur le cœur et enfin les exhortations à bien se comporter à l’école, à la maison…
Dans un premier temps ce cérémonial nous faisait un peu sourire, mais il faut reconnaître qu’une vraie belle formation accompagnée d’un orchestre extraordinaire, la banda, comme à la Virgen del Rosario, le collège de Claire, peut devenir assez impressionnante. Sans être particulièrement adepte des marches militaires, des enfants qui marchent au pas et tout le reste, c’est très émouvant de voir l’amour et la fierté des Péruviens pour leur pays. Louis se prend lui-même au jeu. Participant tous les lundis à la formation de son école, il entonne souvent et avec ferveur l'hymne national du Pérou, sans oublier le « Viva el Perú » final ! 
Attention, attention, dans la dernière image, cherchez Charlie/ Louis...
 indice: il a les cheveux blonds!!!


samedi 31 mars 2012

Uniformément beaux


En ce début d’année, nous nous sentons en effet uniformément beaux.

Comme dans bien d’autres parties du monde en Amérique Latine, l’uniforme est de mise dans toutes les écoles, privées ou publiques. Ainsi, ce sont des enfants uniformément bien habillés, peignées et nattées (pour les filles) que nous voyons arrivés dans nos classes le matin. Il en va de même à l’escuela especial de Claire. L’uniforme a le gros, l’énorme avantage de gommer une grande partie des disparités sociales. A Manchay, on retrouve à un moindre degré les mêmes disparités que dans le reste du Pérou. Par ailleurs, cet uniforme a des vertus « éducatives ». En effet on se doit d’économiser, de respecter et de maintenir en bon état son uniforme. Mais aussi (malheureusement ou heureusement ?), l’uniforme en gommant les différences, nous fait largement oublier la simplicité, voire la précarité dans laquelle vivent parfois nos petits élèves.


Louis et Claire sont en bleu clair et bleu marine avec en prime pour Claire le petit tablier (« le déguisement de maîtresse », comme dit Julien). Grâce à sa seyante petite chemise bleu rayée de blanc Claire sait désormais comment on dit en chinois « ce tissu complètement synthétique, par temps chaud et humide peut vous gratter très fort et vous faire transpirer un truc de maboule », peut-on considérer ce polyglottisme comme un des fruits de la mission ? La question demeure !

Le tablier n’étant pas du tout du goût de Serge, son école lui a trouvé un magnifique polo d’un bleu céleste avec l’écusson de son école - force est de constater qu’il lui va très bien (les sabots verts, c’est juste pour la photo !). Malheureusement, au petit jeu de l’uniforme, on ne gagne pas à tous les coups ! Ainsi notre petit Julien arbore très fièrement un magnifique tee-shirt jaune canari ainsi qu’un demi-jogging marron élégamment rehaussé de bandelettes jaunes sur les côtés. En effet le "demi-jogging" est un jogging dont on a coupé les jambes au niveau des genoux. « Pourquoi (tant de haine) ? » nous direz-vous, eh bien en ce beau mois de mars, il fait encore une petite trentaine de degrés la journée, ainsi d’une part nos chers petits n’ont pas trop chaud aujourd’hui et d’autre part n’auront pas froid en hiver lorsqu’ils mettront le deuxième jogging complet cette fois qui n’aura pas été abimé pendant l’été. Maintenant, la question à mille soles dont nous n'avons d’ailleurs pas la réponse est : « Mais que font-ils des demi-jambes ? ». Des moufles, des protège-cahiers, des cache-pots… le mystère reste entier !!

jeudi 8 mars 2012

A l'école tu iras...

Voilà les vacances sont finies, on range les châteaux de sable, taille les chaussures, cire les crayons, on colle les réveils et on remonte les étiquettes… Après deux mois bien remplis, nous reprenons le chemin des écoles !
Passage obligé chez le coiffeur pour nos trois garçons, Claire de son côté préfère garder sa grosse crinière bien crépue… Achat des uniformes, des chaussures… on cherche ce satané double fond dans nos porte-monnaie tout en se demandant comment, mais comment font les Manchaynos pour s’acquitter de tous ces frais de scolarité.

Julien est très content de retrouver son école à notre grande surprise (et soulagement), sa maîtresse (toujours la même) aussi qui le trouve transformé !! Dans la classe des quatre ans, il y a trente-six élèves… Julien attend son petit uniforme avec impatience et nous aussi, les deux étés que nous avons connus sont venus à bout des tee-shirts, shorts et sandales qui s’en vont dans tous les sens ! (comme la photo d'ailleurs)
 


Louis de son côté était fin prêt pour atterrir en segundo grado E. Vêtu de son petit uniforme de commandant de bord, c’est avec joie qu’il s’est rendu à sa première formación lundi matin. En aucun cas effrayé par le nombre d’élèves ou même le chahut général dans lequel se fait la rentrée, Louis suit gentiment Maman qui court partout et essaye en vain de savoir dans quelle classe on a bien pu mettre son gringito !


















Une semaine avant la rentrée, nous nous étions rendus au collège pour en savoir un peu plus sur l’inscription de Louis et le travail de Claire. Tout le collège était sans-dessus dessous, un étage supplémentaire certes, mais des salles sans toit, sans fenêtre, sans porte… Nous avions croisé un Padre Jose très confiant, nous assurant que tout serait prêt pour la rentrée… A l’impossible nul n’est tenu et nous l’avons bien compris quand nous avons vu que Louis serait justement dans une de ces classes… Bon ne soyons pas trop pessimistes, il y a quand même un toit et les travaux devraient tout de même se terminer…
Serge a repris le (court) chemin vers sa petite école, plein de bonnes résolutions et intentions. Pour preuve cette année commence en chantant « one green bottle ‘s standing on the wall… ». Beaucoup de changements également au niveau du personnel encadrant mais toujours pas de petit tablier à sa taille, quelle déception…

Claire a commencé en douceur puisque toutes les écoles commencent par un temps d’adaptation (le temps de mettre un tableau dans la classe, trouver une chaise et une table pour tout le monde par exemple). Ses horaires et ses classes ont beaucoup changé, apparemment elle va avoir beaucoup plus d’élèves du secondaire que l’année dernière… passer un peu moins de temps à l’escuela especial… bref on s’adapte ! La grande nouveauté c’est quand même que cette année elle va pouvoir porter les couleurs de son école !! Que bueno ! (pour les photos à l'envers, si quelqu'un à la solution...)
Enfin pour bien commencer cette année, la famille Fidesco, s'est agrandie d'une petite merveille au prénom non moins merveilleux. Bienvenida ClaRA et bravo Marie et Guillermo !



Du côté de Manchay, un petit nouveau que Julien a prénommé Mozart puis César alors même que nous pensions à tort qu'il s'agissait d'une chatte (on a l'esprit large), qui lui aussi s'adapte bien aux conditions de la mission... souvenez-vous de Julien dans sa "baignoire"...



mercredi 7 mars 2012

Y por fin!


Enfin elle est arrivée ! Nous comptions les jours, les heures puis les secondes et pour finir elle était là, chargée tel Bardamu d’une quantité incroyable de bonnes et belles choses !
Le temps d’un pisco sour à Manchay et hop nous sommes partis sur les routes du grand Sud péruvien, vers Arequipa la ciudad blanca.  Au réveil, nous découvrons, entourée du majesteux Misti et du Chachani, cette ville vaste,très colorée et accrochée à la montagne. Le temps de s’installer chez nos Aréquipéniens préférés (les Fombelle) partis eux dans le grand Nord et nous partons à la rencontre de ce nouvel univers, si propre, si calme, si beau… Après la visite de l’extraordinaire couvent de Santa Catalina, l’achat de bonnets péruviens (…), nous avons retrouvé Mathilde (Huaycan) et sa famille pour une balade à cheval sur les hauteurs d’Arequipa. Mathilde et les siens revenaient d’un périple humide autour de Cuzco et du lac Titicaca où ils ont croisé les Saint-Bonnet… Le monde est mon huître décidément… Quelques images d’Arequipa sauront mieux vous expliquer la douce atmosphère qui règne dans cette ville.
Nous avons délaissé notre belle cité pour découvrir le canyon du Colca et nous ne l’avons pas regretté. Plus hautes que le mont Blanc, plus impressionnantes que les montagnes russes, nous passons d’un sommet à l’autre, d’un décor à l’autre, d’un climat à l’autre avec émerveillement.
Après avoir déposé nos valises dans notre hôtel, nous sommes partis visiter la petite ville voisine Chivay, découvert son beau marché (Coralie a bien résisté!) et participé aux festivités du carnaval et notamment l’installation (épique) de l’eucalyptus sur la plaza des armas. Rien de tel qu’un petit sauna et jacuzzi pour se remettre de nos émotions. Le lendemain le soleil brille, le ciel est bleu, la montagne verte et nous partons à la rencontre des condors du Colca. Sur la route un petit arrêt (la route est en train d’être remblayée) à Maca, le temps d’admirer leur belle église et d’acheter de fabuleux lances pierre à un sol ! Les condors sont rares mais le canyon est impressionnant et incroyablement bien préservé.
Pour les fans, encore des photos…


Le temps d’un gros coup de soleil et d’un « sublime » (chocolat péruvien à la cacahuète) sur la plaza des armas de Cabanaconde et nous reprenons la route en sens inverse vers Arequipa où nous sommes joyeusement attendus pour dîner par les petits Fombelle tout bronzés et reposés !
Enfin, nous reprenons le bus pour rentrer sur Lima, Louis et Julien regardent les Pitufos pour la 20ème fois (c’est mieux que Volte-Face avec Cage et Travolta…).
Ô surprise, Ô joie, notre maison est intacte, les pièges à fourmis plein de bonne chimie française (merci Papa et Maman) fonctionnent à merveille ! Déjà nous devons nous atteler à la préparation de la rentrée, fournitures, uniformes, horaires…
Notre dernière semaine avec Coralie s’achève avec l’anniversaire de son petit fillot, comme promis un goûter rouge et vert, un gâteau aussi beau que succulent, une course d’escargots (mous du g’nou), une chasse au trésor,  la pêche à la ligne et los regalos !!! Notre petit Julien est bien content de tout ce petit monde autour de lui et de tous les cadeaux qu’il a reçus !
Nous raccompagnons Coralie en passant par Barranco (sans pisco sour) et Miraflores, les enfants sont à la fois très excités et un peu tristes de ne pas repartir en France…
Pour ceux qui ont encore un peu de courage…  et de temps ! Quelques photos de ces ultimes bons moments avant la rentrée !

                                                                                                                                                                                       

jeudi 23 février 2012

Escouze de dérange...


Bientôt dans les bacs, notre deuxième rapport de mission…
Le temps passe, les aventures s’enchainent et notre amour pour les Manchaynos grandit… malheureusement en ces temps de crise européenne les dons, eux, s’amenuisent et les ONG comme Fidesco connaissent de grandes difficultés auxquelles viennent s’ajouter la baisse de l’euro qu’ils doivent compenser dans tous les pays où il y a des volontaires…
Si vous voulez soutenir et partagez notre mission (ou d’autres) contactez fidesco www.fidesco.com. Vous serez ainsi l’heureux destinataire de nos rapports de mission plein de surprise, d'amour, mais aussi d’aventure et de suspense…
Et si la crise persiste, c’est promis on vous enverra des tonneaux d’Inca Kola, et des tombereaux d’arroz con papas (honnêtement on en a à revendre ou même à donner…)


vendredi 17 février 2012

Ils sont là !!!

Ils sont arrivés… qui ça ? Ben les Americaings !!!!
Ils sont trois Frank, Deborah et James. Frank vient du Texas, un vrai cow-boy avec le chapeau et les bottes, Deborah (qui a adopté huit enfants dont deux péruviens) vient du Colorado et James (who puts lemon in his beer) vient de la Louisiane. Voilà dix ans que leur aventure manchainaise a commencé aux côtés de Padre Jose. Chaque année, ils viennent aider les Manchaynos à construire des casitas de bois qu’ils financent avec l’aide de leurs amis américains. Ils ont vu Manchay changer de visage, se développer d’une manière fulgurante.  Quand Claire a parlé à Frank pour la première fois, le vide total… Les neurones ouvraient des tas de portes ne donnant sur rien, nada. Tous les mots de conjonction ou de coordination sont bloqués sur le castillan, impossible de se souvenir comment on dit « y », « pero », « mas »… Serge de son côté n’en mène pas large et n’ose avouer qu’il est ici en tant que prof d’anglais… Puis little by little ça revient, lentement mais surement, ouf ! Installés pour deux à trois semaines en face de notre maison, nous partageons le patio, les bières (et le pisco sour of course)… Ils sont beaucoup plus dingos ( «Goofy » but in french it is more funny because it means « crazy ») que Mickey. Ils ont le cœur gros comme le Texas. Serge a eu la chance de partager une journée de travail à leurs côtés et a pu voir les liens d’amitié et de fraternité qu’ils ont su tisser avec les Péruviens. Pour remercier Serge de son active participation, ils nous ont invités dans le meilleur restaurant de Manchay, la Familia (le lonely n’en parle pas, je ne comprends pas…). C’est avec beaucoup de plaisir voire même d’émotion qu’ils ont pu déguster leur premier steak dans un restaurant de Manchay, chose qu’ils n’auraient jamais imaginé il y a quelques années…
Vivre à Manchay c’est rencontrer l’autre dans ce qu’il a de plus profond et de meilleur, ce frère se révèle GORGEOUS at every time… Defenitely we love them, defenitely we are a Family of Mankind… Join us !!!


vendredi 10 février 2012

Au fait...

Nous vous souhaitons une année 2012 scintillante, resplendissante, enthousiasmante, sémillante, réjouissante, fracassante, pimpante, tonitruante, troublante, brûlante, rassurante, marrante, passionnante, envoutante, apaisante, époustouflante, débordante, chatoyante, étincelante, impressionnante, aimante, palpitante (et moi j’en profite pour embrasser ma tante…) !!

mardi 7 février 2012

Villa Asis encore!


Villa Asis est une oasis de verdure située près de nos hermanitas huaycanaises (gratt-gratt). Ce week-end nous avons eu la grande joie de pouvoir tous nous retrouver tous en famille Fidesco, les Fombelle, nos Aréquipéniens préférés, étaient là (gratt-gratt), Clothilde qui a rejoint Mathilde et Marilia à Huaycan (après un an de mission au Brésil)  et bien sûr les Chacon avec leur bientôt cinq enfants (« Milagros sorrrrs de ce corps !!! »). Une petite troupe de 20 personnes, onze enfants (mas o menos) et 9 adultes, ça en fait des tartines… (gratt-gratt). Les enfants disparaissent en petites bandes hurlantes aux quatre coins de cet immense parc, on entend Julien et Martin jouer, dans un mélange de franespagnol adorable qu’ils sont les seuls à comprendre… ! (gratt-gratt)
Du côté des grands, nous rattrapons quatre mois de papotage effréné, de rires, de complicité. Nous partageons nos sentiments sur la mission, le Pérou… que cela fait du bien… surtout quand notre ami le pisco sour sort sa petite tête…(gratt-gratt)
Un samedi qui s’étire, un dimanche qui se rétrécit c’est la dure loi des bons moments… (gratt-gratt)
Le temps d’une messe dans une petite chapelle, avec Monseigneur Pachi, le temps se suspend, nous sommes réunis, nous sommes unis.
Des ballades, des rires, des jeux, du bonheur simple à disfruter tout simplement ! (gratt-gratt) ah j’oubliais, merci à nos amis les moustiques en grande forme qui ont su pimenter chaque instant de cette belle fin de semaine !!! … (gratt-gratt)…

mercredi 1 février 2012

El condor pasa


Six petits oiseaux migrateurs traversant les Amériques de part en part depuis le Canada, se sont posés quelques jours à Manchay…
Ce que l’on peut vous dire sur ces pigeons voyageurs c’est que ceux sont des oiseaux de bon augure, il y a Luc, le papa qui veille au grain, Caroline, la belle maman colombe, et quatre oiseaux rares (Foucault, Côme, Théophile et Basile) qui ne sont pas manchots, ne baillent pas aux corneilles, se révèlent de véritables rossignols sans faire les petits coqs pour autant !
Deux ou trois choses que nous savons d’eux, nous aimons leur petit nid, nous avons cassé de bonnes graines tous ensemble, ils vous donnent des envies d’envol, et surtout ils sont rien chouettes !!
C’est le gosier serré que nous avons laissé voler vers des cieux toujours bleus ces beaux oiseaux de passage…
  http://lessixpiafs.com/

samedi 28 janvier 2012

Manchay Playa

Pendant ce temps à Vera Cruz, Manchay…
Pour une durée d’un mois nous expérimentons Manchay pendant les vacances et vous n’allez pas nous croire mais nous n’avons pas le temps de nous ennuyer…
Serge reprend le chemin de Manchay Verde, à un rythme moins frénétique (mais quand même), Louis se rend (avec joie !!) à ses vacaciones útiles, soutien scolaire nécessaire qui devrait lui permettre d’aborder le CE1 de manière un peu plus sereine. Julien fait de la peinture, des chiffres, des lettres, aligne ses chevaliers, ses petites voitures, ses dinosaures et babille dans tous les sens. Claire essaye de venir à bout de cette maison qui inlassablement se remplit de poussière, tente de préparer les cours de la rentrée qui s’annonce trépidante…
 
Par ailleurs telles de bonnes petites fourmis nous faisons des réserves pour l’hiver ! C’est ainsi que nous avons découvert le marché des fruits dans le quartier de la Victoria à Lima. Dans un hangar immensément grand aux odeurs fortes et multiples, nous avons acheté fraises, bananes, mangues, coings, maracuja, orange et depuis nous transformons tout cela en confitures, marcianos (sorbet de fruits se présentant sous la forme d’un mister freeze), purée, jus… si vous nous trouvez un petit air étrange sur les photos, c’est que nous sommes quelques peu sur vitaminés en ce moment !!!
Les après-midi sont l’occasion de petits ateliers pour les enfants (quand Maman et Papa sont très motivés), pliage de dinosaure, coq en terre, peinture… ou encore d’exercices dans la salle de sport de l’asilo voisin…
Après toutes ces activités, rien de tel qu’un (petit) plongeon dans le rio… L’eau est délicieusement chaude et limpide, les remous dans les cailloux font office de jacuzzi, un vrai régal… Si l’eau est propre, on ne peut en dire autant des abords du fleuve ! Les familles qui viennent ici se baigner ne s’embarrassent manifestement pas de leurs déchets qu’ils laissent un peu partout. Qu’à cela ne tienne, les Bonnet aidé par Pablo Chacon venu passé le week-end à Manchay, ont des sacs poubelles et sont bien décidés à nettoyer les 20m² qui les entourent… La bonne surprise, des Péruviens viennent nous parler de ces poubelles et partager notre indignation. L’un d’entre eux est même allé nous chercher un grand sac en toile pour tout transporter. La prochaine fois ils nous donneront peut-être un coup de main !

 

mardi 17 janvier 2012

Volet III: Manchay, le Retour


Dernier volet de la saga de l’été, le retour dans notre maison avec cette question qui nous taraude depuis quelques jours, comment va-t-on retrouver le jardin, la maison, volée ? Envolée ? Brulée ? Inondée ? Eh non, seulement envahie par nos amis les bêtes qui manifestement ont eu des petits et n’ont pas eu besoin des clefs pour organiser la fiesta du siècle dans le frigo, les placards… Incroyable mais vrai, les fourmis sont parvenues à desceller le carrelage de la cuisine, les mouches à faire une méga chocolatada avec notre Nestlé dessert (sales bêtes)… depuis une lutte sans merci s’est installée, Serge dirige les attaques, Claire nettoie le champ de bataille, fourmis, scorpions, araignées, cafards et autres n’ont qu’à bien se tenir !!!

dimanche 15 janvier 2012

Volet II: Est-ce que tu viens...?

Le grand Nord est à nous, après une nuit (très bonne) passée dans un car fort luxueux, nous arrivons au petit matin à Trujillo, la Belle endormie que nous avons vite quittée pour rejoindre notre hôtel à Huanchaco ([huanchágo] qu’y disent les gens du Nord), le Naylamp qui fut notre première bonne surprise. Un petit saut dans le tumultueux Pacifique, un plongeon dans le picso sour et les vacances prennent un air de paradis !! Nous avons remonté le temps à Chanchan, à la Huaca de la Luna et au musée des Tombes Royales de Sipán à Lambayeque (musée absolument extraordinaire à tous les niveaux) et découvert notamment la civilisation extrêmement développée des Mochicas. Après un bref passage dans un Chiclayo survolté et surpeuplé nous avons repris la route vers Tumbes puis vers Puerto Pizarro. Après avoir claqué la bise aux crocodiles de la mangrove, nous avons repris le car vers Zorritos. Si un jour vous passez par là, arrêtez-vous à l’éco-hôtel Tres Puntas, aussi beau que poétique, aussi fantasque qu’écologique : « Ici rien ne se crée, rien ne se perd tout se transforme » (sacré Lavoisier)… et puis le voyage en sens inverse… dix-huit heures de car… ça en fait des films… Nous arrivons moyennement frais dans un Lima bien caliente, un petit passage bien sympathique chez nos Liméniens préférés, notre belle voiture nous attend, à nous Manchay!!!!
Nous avons fait le plein de souvenirs enchanteurs, de soleil (aïe), de belles rencontres (Michel d’Ottawa, Les Six Piafs de Saint-Nazaire, Salvador d’Espagne…), de paix et de vitalité !!!