mardi 28 août 2012

Carnet IV, Titicaca


Après un retour bref sur Cuzco, nous avons choisi de rejoindre Puno par le chemin des écoliers, flânant un peu par ici ou par là… Nous avons pu ainsi découvrir des sites moins connus mais charmants et intéressants, s’arrêter pour admirer les hauts plateaux de l’Altiplano et atterrir tranquillement en fin d’après-midi à Puno, ville départ pour le grand Titicaca. On vous prévient tout de suite, en aymara Titicaca signifie « Puma gris », et si vous vous moquez, il peut mordre ! 
Le voyage sur le lac commence par les îles Uros. Les Uros ne sont pas des Quechuas mais des Aymaras qui ne parlent donc pas le quechua mais l’aymara… A l’origine les Uros se sont mis à construire des îles en roseaux (totora) sur le lac afin d’échapper à l’hégémonie inca. Aujourd’hui il n’y a plus aucune raison de vivre dans cet habitat, humide, précaire et isolé… Les Uros qui accueillent aujourd’hui les touristes en remuant leurs jupons colorés sur « Vamos a la playa » ont bien compris cela et habitent des maisons en beau béton à Puno… Vous l’aurez compris, nous ne sommes pas vraiment tombés sous le charme de ces îles flottantes au goût très frelaté…  et c’est avec impatience que nous avons repris le large…
Enfin nous arrivons à Amantani en fin de matinée et nous sommes accueillis par Serafina et Bianca, toutes vêtues de noir et fuchsia,  et avec tous nos bagages, nous montons haut, très haut avec juste assez d’air pour dire « c’est beau ! ». Nous découvrons notre famille et leur jolie maison construite sur deux étages. La cuisine est dans une autre petite maison ainsi que la « cabane » qui est comme chacun sait au fond du jardin. En ce qui concerne la salle de bain, on n’a pas osé demander… sauna et tennis, igual !!!  Les enfants savourent le vent de liberté qui souffle sur ces îles… et hop un Julien dans les orties. Heureusement Feliciano le père de la famille connaît la plante qui apaise…ouf, on était prêt à rentrer sur Puno à la nage… Les femmes d’Amantani portent un très beau voile qui tour à tour les protège du froid, du soleil. Ce voile noir est brodé exclusivement par le père, puis lorsque la jeune fille se marie, par l’époux. La nuit tombe vite à Amantani et c’est vers 20 h30 que l’on file se mettre sous la demi-douzaine de couvertures !!!
(Si vous passez par-là, un des chevaliers de Julien s’est fait la malle…)
Dans le petit matin, nous reprenons le bateau pour Taquile, où une fois encore, avec tous nos bagages, nous montons très haut sur l’île pour rencontrer notre famille d’accueil, Inès, Felipe et surtout notre merveilleux petit guide, Eliane et sa petite sœur Anali. Enchantés par Amantani, nous sommes littéralement subjugués par Taquilé… Sur la Plaza de armas, se tiennent les festivités pour la San Diego. Hommes et femmes défilent au son des tambours et de la flûte de Pan, parés de costume hauts en couleurs. Il est bien tentant de regarder sous les jupes des filles !!!  Dans les rues, les habitants sont tous en costume traditionnel, costume qui répond à des codes bien précis, selon que l’on est célibataire, marié ou … en recherche…, selon son statut social, juridique… et tout ce folklore n’est pas pour les touristes ! Lorsque Felipe sort de chez lui, il revêt son costume, le bonnet, la ceinture de portage… De même Eliane, 11 ans, s’empresse de mettre son voile noir bordé par son père et ses jupes multicolores pour sortir. Toute la petite famille suit comme elle peut Eliane sur cette île qu’elle connaît comme sa poche, les ruines, le temple, la plage en ramassant ici ou là des brins de laine ou de muña (sorte de mente endémique aux Andes dont les vertus médicinales sont multiples et dont le goût est très bon)… On rentre à la maison le temps de se dessiner Taquile et Manchay puis vers 17 heures, on dresse l’abri des brebis de la famille, on donne le biberon aux petits agneaux… le temps s’écoule lentement, simplement. Le froid tombe avec le soir, on s’offre une heure de contemplation d’un arbre mort (quel luxe) puis on se réunit tous autour du bon repas (pas de lapin…) d’Ines. Les gens de Taquile ne parlent pas beaucoup… ils pensent ! Ici les abrazos n’existent pas, pour engager la conversation on s’échange une feuille de coca et on mâchonne ensemble… Vient le moment du coucher, on s’émerveille un instant de l’incroyable effet que produit cette pleine lune sur le paysage puis on retrouve notre montagne de couverture, on éteint la lumière en disant « whaou, il est pas encore huit heures… » ! Le temps s’accélère au moment du départ, démonstration de tissage par Inès, un mois pour faire une ceinture… Le tissage revient aux femmes, le tricot aux hommes que l’on voit fréquemment en pleine action au détour des chemins… Les tissages de Taquile sont classés, à juste titre, au patrimoine mondial immatériel de l’humanité… Felipe nous enseigne quelques motifs tandis que nous admirons la dextérité d’Ines. A peine le temps d’une photo et d’un abrazo (nous sommes privilégiés !)  et notre séjour à Taquile s’achève. On se promet de se revoir à Manchay pour les grandes vacances !
Si vous passez par-là, on y a oublié notre sérénité !!

vendredi 24 août 2012

Carnet III: Sacré Machu Picchu



On peut vous en parler pendant des heures, on ne viendra pas à bout de la magie électrisante de cet endroit… On peut tout vous dire, vous en découvrirez encore autant. On y va en se disant « ouais bof, la carte postale je l’avais en double dans ma collec en cm2 » et on a quand même le souffle coupé lorsque la jungle décide de nous révéler cette merveille ! « Vivons heureux, vivons cachés » devaient se dire les habitants du Machu Picchu dont le secret fut préservé jusqu’en 1911, année où Hiram Bingham dévoile au monde entier son existence.
Partis tôt de notre hôtel d’Aguas Calientes, le Gringo Bill dont on ne retiendra que les très originales fresques qui décoraient chaque chambre (Cf. dans le diaporama, l’homme bleu tout nu invoquant la force du glaive ancestral au-dessus des Moai de l’île de Pâques), nous avons pu pleinement profiter de notre journée sur le site et gravir le célèbre Wayna Picchu. Louis et Julien en tête (Julien avait son tee-shirt de Spiderman, tout s’explique) avalent et dévalent les escaliers de ce pain de sucre légendaire, parents et grands-parents s’essoufflent derrière… Pour tous la même récompense, une vue imprenable sur le Machu Picchu, ce petit village d’irréductibles Gaul… euh Incas… Après l’ascension, on se promène, on traîne, on se laisse imprégner de ce lieu en-dehors du monde, on laisse monter les questions, sans forcément chercher les réponses ; même si pour Ruben, notre chauffeur, « c’est clair, c’était pas des humains » et qui sait, peut-être les dieux eux-mêmes ont investi ces lieux...

Le charme du Machu Picchu est puissant (« allez Msieur Bonnet, on ferme là ! ») et c’est en partie dû à la très bonne gestion du site. C’est un peu le contraire d’Eurodisney, les attractions sont toujours ouvertes, bien entretenues, on ne fait pas la queue mais vous ne verrez ni poubelle, ni toilettes, ni boutique ni barrières ni même pancartes explicatives venir vous gâcher la vue. Le lieu en gagne encore en mystère… Si vous passez par-là, on a oublié les casquettes de nos pt’its Bonnet !

mardi 21 août 2012

Carnet II: la Vallée Sacrée

Partant de bonne heure de Cuzco, nous commençons par le site situé sur les hauteurs de la ville avec le site de Sacsayhuaman. Après un petit détour par le camping de Cuzco afin de récupérer des chevaliers très voyageurs, nous plongeons dans la  Vallée Sacrée. C’est à la fois une parfaite introduction et une magnifique conclusion du Machu Picchu. En effet pour nous qui avouons-le, ne connaissions pas grand-chose à la civilisation quechua, la Vallée sacrée nous a permis de faire connaissance avec le gigantisme des constructions, leur incroyable ingéniosité (pas besoin de mortier, faisons donc un beau puzzle avec des blocs de plusieurs tonnes !), l’immensité de leur savoir géologique, météorologique, astrologique, agronomique….et après la visite du Machu Picchu, nous avons pu voir les traces vivantes de cette civilisation. Même si la culture quechua fut allègrement piétinée par les conquistadors réducteurs de tête (et d’esprit), nous la voyons resurgir, pas toujours de manière très consciente, à travers la réutilisation des cultures en terrasses, la main sur le métier à tisser, la déshydratation de la pomme de terre (le fameux chuño) à Chinchero, l’utilisation raisonnée des salines de Maras ou encore un joyeux syncrétisme religieux… La traversée de la vallée sacrée avec ses hauts très hauts, ses bas très bas où coule le long rio Urubamba qui avant d’aller (un peu) plus loin se jeter dans l’Amazone, nous laisse imaginer le grand bazar qu’a dû être cette région il y a quelques millions d’années. On vous recommande El Albergue, le très bel hôtel située dans la gare d’Ollantaytambo, celle-là même qui vous emmène au pied du Machu Picchu (avec un premier départ à cinq heures du matin) et d’éviter ainsi la ville d’Aguas Calientes où tout est cher, très cher et sans grand intérêt sauf si vous aimez l’ambiance Val To Texas ranger (si, si on en connaît !)... A l’Albergue, la literie est fantastique, les draps sont en coton (du vrai, pas le « polyester de coton » habituel), plein d’oreillers et un lit immense ! Claire en profite pour faire un peu de yoga et les garçons pour prendre un bain (dix mois qu’on en parlait de ce bain !). On vous recommande le brownie, il est dingue et les hamacs dans un coin reculé du féérique jardin pour observer les fleurs du frais matin s’ouvrir… (Par ailleurs, si vous passez par-là, on y a oublié le haut de pyjama « monstre » de Julien…).

vendredi 17 août 2012

Carnet I: Cuzco

Après 22 heures de bus (même pas peur), nous arrivons à Cuzco, le « nombril » de l’empire Inca, à 3400m d’altitude ; on se boit un petit mate de coca, on reprend son souffle et on essaye de ne rien oublier dans la chambre d’hôtel !!! Notre hôtel justement… vaut le détour à lui tout seul. Los Niños n’est pas un hôtel comme les autres, il est beau, il est bon, il est bien…. Une hollandaise qui passait par là, très touchée par les enfants qu’elle voyait trainer sur la Plaza de armas de Cuzco a décidé d’en adopter douze et pour financer d’autres projets, de créer un puis deux hôtels. Aujourd’hui doña Jolanda accueille dans ses « restaurants » 600 enfants chaque midi, ils ont chacun leur brosse à dents, ils prennent chaque jour une douche chaude, sont scolarisés et bénéficient de RV médicaux chez de vrais médecins une fois par an… Bref on vous recommande ce lieu : http://www.ninoshotel.com (on y a aussi oublié le doudou de Louis…).
Bien sûr aussi agréable soit cet endroit, nous sommes aussi sortis visiter la ville, le couvent de la Merced et son cloître enchanteur, la cathédrale et son luxe démesuré, les étroites ruelles de San Blas et ses escaliers qui n’en finissent pas de monter (non jamais ils ne descendent).  Cette première étape était également l’occasion de faire connaissance avec Manco Capac, père de la civilisation Quechua, Pachacutec (un genre de Louis XIV andin, d’ailleurs il se faisait appeler « fils du Soleil »… pas très original !) ou encore la Pachamama, sorte de déesse Terre qui se mélange parfois de manière très belle avec la Vierge Marie. A Cuzco on aime la vivacité de la culture quechua, dont les habitants sont si fiers, pour Serge le cuy crocante (muy rico !!), la tranquillité des rues piétonnes, le ciel bleu, le froid sec, les tuiles oranges, les soubassements en grosses pierres vestiges de son histoire tourmentée 
Depuis les hauteurs de Cuzco, nous nous préparons à entrer dans la vallée sacrée qui nous emmènera jusqu’au pied du Machu Picchu…







                                                                                                                                                                      

jeudi 16 août 2012

Flash Back


Les mois de mai  juin et juillet furent plus qu’intenses, rembobinons un peu la pellicula pour voir défiler la fête des mères, la fête des pères, les olympiades des écoles paroissiales, l’anniversaire de toutes les maternelles, le dia del maestro (le 5 juillet…) et enfin les fiestas patrias (auxquelles nous n’avons pas pu assister), ajoutons à cela le baptême de Clarita, sept anniversaires, le retour de nos chers américaings, les visites, la despedida de la famille Chacon que malgré tous nos efforts nous n’avons pas su retenir et bien sûr nos missions qui continuent sur un train d’enfer… Bref nous avons été bien occupés et c’est avec une immense joie que nous avons accueilli les parents de Claire et un grand soulagement que nous avons pris la route des vacances après cinq mois d’école, direction le « Grand Voyage ». 

 Le « Grand voyage » c’est bien sûr le Sud du Pérou avec tous les noms qui font rêver, Cuzco la capitale de l’empire quechua, le Machu Picchu, la vallée Sacrée, l’incroyable lac Titicaca et l’envoutante île de Taquile, le cañon del Colca (eh oui, encore) et enfin la ciudad Blanca, la belle Arequipa…

Voici pour vous nos carnets de voyage…

mardi 7 août 2012

La Visite...


Fini de faire des bonds de marsupilami en pensant à leur visite : ils sont là !
Les parents de Claire sont bel et bien là en chair, en os et en valises !! Partis avec presque rien sur le dos ils ont apporté jusqu’à nous toutes vos merveilleuses attentions. On avait fait une liste quasi exhaustive de tout cela mais par respect et décence pour nos compagnons de mission, nous vous épargnerons notre inventaire à la Prévert… Un chiffre et un seul à retenir 17 plaques de chocolat Nestlé dessert…
Nous sommes très heureux de tous ces magnifiques présents que nous sommes bien loin de mériter. Nous sommes touchés infiniment par vos pensées si fines, si justes et si tendres.

jeudi 19 juillet 2012

10 250...

Et oui, 10 250 km pour venir nous voir dans notre cher Manchay…
quelle drôle mais quelle riche idée !!
Que c’est bon de partager tant de choses si fortes...

Vous revenez quand vous voulez !!!!

lundi 16 juillet 2012

Mariés un 16 juillet (ou Maldita bis)


Parce qu’une bonne malédiction ne va jamais seule…

Il y a un an, il y a huit ans, il y a un siècle, il y a une éternité, c’est une chanson qui te ressemble, qui nous ressemble, nous qui nous aimons, nous qui vous aimons… On vous envoie 10 250 baisers (un par kilomètre, finalement c’est pas grand chose) et on vous souhaite un très joyeux anniversaire…  (10 250 mercis à Cousin Sébastien también) ! 

Vivent les mariés…

jeudi 5 juillet 2012

Maldita!...


Ceux qui connaissent un peu Claire ne vont pas le croire...
Voilà 35 ans qu’elle insurge contre le fait d’être née le même jour que sa mère, 35 ans qu’elle réclame à cor et à cri un jour à elle pour elle toute seule (et sans gigot), 35 ans qu’elle fatigue son monde avec sa névrose. Elle part fêter son anniversaire à 15 000km de sa chère Maman histoire d’être un peu tranquille et voilà qu’elle se retrouve à partager son anniversaire avec Antoine et Anna Chacon …
Les voix du Seigneur sont décidemment impénétrables… 

Feliz cumpleaños Mamita!

dimanche 24 juin 2012

Sabes tejer ?

Non ? Tu sais pas ? Whaou le nul…
Ici à Manchay tout le monde tricote et crochète tout le temps et dans tous les sens… A la sortie de l’école, dans la rue, dans le mototaxi, au téléphone, sous la douche, à ski, à cheval, en faisant la vaisselle, l’arroz con pollo, et même « un bisou sur la bouche » (d’après Pablo Chacon… on a pas essayé), sur un pied, sur deux, avec les mains, les pieds et parfois même avec le nez, en famille, entre amis, tout seul ou à deux, bref tout le monde tricote, détricote et retricote…
La première étape du tricot qui n’est pas des moindres est l’ « empelotage » c’est-à-dire la mise en pelote, ovillo, car la laine est ici vendue en écheveau et que l’écheveau même quand il est tout seul, gentiment rangé dans son sac sans bouger, il s’emmêle... Au fil des pelotes, les hommes de la maison se défilent… Même les poignées de portes démissionnent ! On va chercher un peu de soutien à l’escuela especial et là c’est la franche rigolade mais malgré tout cela vous met un peu les nerfs en … ! Heureusement la famille Fidesco n’est pas encore lassée et profite de ce petit jeu pour nouer des liens (qui a dit « faire des nœuds » ???) plus solides encore !! La deuxième étape, c’est le montage des mailles… « Hermana Paulina, estas aquí ?? ». Avec quoi tricote-t-on ? Avec des palitos, de bois, de fer… avec des mines de stylo bille si vraiment c’est la dèche… avec ce qu’on trouve quoi, palito ça veut quand même dire « bâton » à la base… Les points ? De notre côté on est encore un peu limité au jersey et santa Clara (le « point mousse »)… Que tricote-t-on ? Ben de tout, ce que l’on veut, surtout… des pulls, des écharpes, des bonnets (mexicains), des gants, des couvertures… et l’hiver venant, on est bien content ! En passant par l’asilo,  histoire de discuter un peu tricot, est venue la consécration maximale, une de nos chères avuelitas a demandé : « combien l’écharpe ? », on a dit « c’est pas pour vendre » elle a dit « 20 soles »…
Si vous avez des modèles beaux et faciles à faire n’hésitez pas à nous les envoyer, les hivers sont rudes et longs par ici…

lundi 18 juin 2012

Hombre araña...

Vous le connaissez ? Non, ben nous on s’le coltine depuis presque trois mois à la maison et cela devient… problématique !!!
Au début, c’était rigolo, ça nous changeait de Tiffany et tous les autres… Et puis quand même un jour, alors qu’il répondait « espiderman » à un énième petit garçon qui lui demandait son prénom à la messe… sa Maman lui dit « Mon petit lapin, tu sais qu’en vrai tu t’appelles « Julien » » « Oui » dit-il sur le ton de « mais oui, ne t’inquiète pas Maman, je ne suis pas en train de faire un dédoublement de la personnalité multiple » et aussitôt d’ajouter « mais en petit,  je m’appelle spiderman »…
Bueno, va a  pasar…
Lorsque Jessica,  amie et maîtresse de l’escuela especial, lui demande un soir « comment tu t’appelles », il répond « espiderman ». Elle regarde Claire « verdad ? », Claire (joueuse) « si verdad, se hace mucho en Francia ».  Pour lui faire plaisir, Jessica va au bout du concept et le transforme aux couleurs de son personnage… Lorsqu’elle lui dit « no te mueves guapo », il lui répond « no me llamo guapo, me llamo espiderman »…
Bueno, va a pasar…
Viens le temps des examens (deuxième année de maternelle, il était temps !) et du livret. Claire récupère tout ça et ô consternation, en personal social (mas o menos  travail sur l’identité), à la question « quel est ton nom », Julien répond « espiderman »… La maîtresse a barré mais cela va-t-il suffire, y’a-t-il un psychologue dans la salle ? 



 



dimanche 17 juin 2012

Avec un P comme...


Paf, passoire, parapluie, parfait,  passage,  parent, paroi, parterre, partial, paratonnerre, parchemin, parallèle, parfum, pâturage, parenthèse, particulier, parti, partant, partage, patient, passion, patate, partisan, partiel,  patrouille, patron, paternel… parce qu’un PAPA c’est tout ça…et plus…

BONNE FETE PAPA !  
(et merci à mes petits "especiaux")

lundi 11 juin 2012

Toutes ses dents!!!


Comme dirait une petite fée clochette de notre connaissance, effectivement, quelle idée de fêter ses 35 ans à Manchay… Eh oui, Serge l’a fait !!!

Quand on a trente-cinq ans à Manchay, tous les amis sont autour de vous avec plein de bonnes choses des colis français dans les mains (genre foie gras, verdad)...







 


Ils ont des tas de mots gentils à vous dire et comble du bonheur, ils vous offrent un beau tacho de agua pour faire des châteaux de sable géants (!!!) (Serge est comme un fou) et votre tendre et chère, deux pots de crème nivea (grave le bonheur) pour les mains gercées … Et en attendant Claire resplendit de jeunesse…

mercredi 6 juin 2012

Deux étés... un hiver!


Tandis qu’à Versailles on allume les barbecues et on étend les nappes à carreaux dans les jardins, qu’à Yport on débouche le rosé et trempe un orteil dans l’eau gelée (si, si gelée), qu’à Paris on s’attarde en terrasse et musarde sur les quais de la Seine, ici on se prépare à affronter l’hiver !!!  Un petit tremblement de terre et hop voilà l'hiver ou presque: la température baisse, l’humidité remonte (en plein désert, c’est un comble), Julien a la voix enrouée, Louis accepte enfin de mettre son chompa (gilet d'uniforme) le matin, le jardin est de plus en plus vert et les bébêtes rappliquent dans la maison, les cloportes, les araignées (grosses, très grosses), les scorpions…, les fourmis elles, enfin, partent hiberner avec les quelques ours de la région... De notre côté on tricote des couvertures, des moufles et des écharpes et on empile les couvertures pour dormir !!! Encore un peu et on sort les bonnets…péruviens !

dimanche 3 juin 2012

Avec un M comme...


Madame, magique, malice, magistrat, majuscule, maladroite, majestueuse, maniérée, manuelle, mannequin, matheuse, maniaque, mariage, mamie, marmite, marraine, marteau, martyre, marrante, matinale, magnifique, maternelle… parce qu’une MAMAN c’est tout ça et plus…
Bonne fête Maman !

samedi 26 mai 2012

Tout sur nous... ou presque!!


Voilà que bientôt nous entamons notre neuvième mois au Pérou… on a beau se pincer très fort les uns les autres, on n’en revient pas… Après des débuts un peu difficiles, on n’en revient pas d’aimer à ce point Manchay et les Manchaynos, on n’en revient pas de tous ces cadeaux que nous fait la vie. Avons-nous changé ? A part quelques kilos en moins pour Serge, quelques cheveux blancs pour Claire, sept centimètres pour Julien, deux tailles de pied pour Louis… ben non pas trop, nous gardons nos vieux travers idiots, nos petites habitudes gentiment absurdes ! Les enfants sont toujours aussi inventifs en matière de « traviesuras », comme couper la couverture de papa et maman avec les ciseaux à ongles « ah y marchent bien les ciseaux quand même », ranger le chat dans le tiroir de la table de nuit « c’est mon jouet ! » ou encore casser une vitre des sœurs en jouant au javelot dans le patio…Tout est différent et tout est pareil… tout est pareil et tout est différent. Comme le dit Pascale, volontaire en Thaïlande (qui n’a rien à envier à son homonyme de Port-Royal), « ce n'est pas parce qu'on essaie de s'intégrer ailleurs, dans un lointain très différent, qu'on se "désintègre" ici... »…
Avant la séance photos, une petite interview up and down sur le Pérou :
Serge
Un souvenir : Noël avec nos sœurs du Perpétuel secours, nos sœurs de Fidesco de Huaycan, les chants, l’amitié / quand la canalisation des baños de l'entrée m'est restée dans la main et que des dizaines et dizaines de litres se sont déversés dans le salon sur fond de Claire qui râle.
Un plat : sandwich de chicharron de chancho, camote frit et oignons au citron vert (mega giant extra menu big mac local ndlr) et ceviche (on avait dit un truc mais bon…) / le chicharron de calamars de Puerto Pizarro « c’est moi ou on est encore sur le bateau ??? »
Un mot :ojala

Claire 
Un souvenir: Tout le quartier du Praderas derrière nous pour la video Fidesco et refaire le monde avec nos voisines pendant des heures en tricotant et les feux d’artifice de la nuit de la Saint Silvestre et… (bon ça va, on avait dit un !)/1iere panne de voiture avec notre Testa Rossa remorquée par un taxi à l’aide d’une simple corde avec Serge dans la voiture et nous dans le taxi tremblants à l’idée que la corde lache….
Un plat : ceviche/empanadas de Tres Marias (beurgh !)
Un mot : desierto/desierto

Louis 
Un souvenir : le zoo/l’enterrement du Papa de Felipe (tué devant toute sa famille par son oncle ivre pour S./ 2000 soit 600 euros)
Un mot : te amo/ mierda
Un plat : papas fritas/pescado

Julien 
Un souvenir : Noël (le père)/ c’est le Pérou qui m’aime pas euh non  c’est que j’aime pas  le Pérou (ben nous vl’a bien)
Un plat : pâtes (là ça tombe plutôt bien) avec du fromage et des feuilles (basilic)/ ça là (heureux caractère)… !
Un mot: "j'veux pas dire"

jeudi 24 mai 2012

El secreto de sus ojos


Allez on re-tente le coup et lo siento si vous l’avez déjà vu… ce qui ne serait pas très étonnant vu que ce film a reçu un oscar en 2009…
Excellent film argentin de Juan Jose Campanelle d’après le roman d’Eduardo Sacheri  La Pregunta de sus ojos. Un procureur, Benjamin Esposito (magnifiquement joué par Ricardo Darin) à la retraite décide de revenir sur une enquête vieille de 25 ans afin d’écrire un roman. De souvenir en souvenir, de rebondissement en rebondissement l’affaire refait surface et c’est finalement le romancier qui devient la propre matière de son livre… C’est troublant, émouvant, surprenant, intelligent et drôle, inclassable comme tout bon film… Pour les accrocs de Ricardo Darin et du cinéma argentin, nous vous recommandons l’excellent film de Fabian Bielinsky, Les neufs Reines, sorti en 2000.